Paroles d'habitants

Choix des mots, poids des images (2007)

Chacun d’entre nous doit se frayer un chemin entre les voies où on le pousse, et celles qu’on lui interdit ou qu’on sème d’embûches sous ses pieds ;
il n’est pas d’emblée lui-même, il ne se contente pas de « prendre conscience » de ce qu’il est, il devient ce qu’il est ; il ne se contente pas de « prendre conscience » de son identité, il l’acquiert pas à pas.

Amin Maalouf in LES IDENTITÉS MEURTRIÈRES – 2007

« Poids des mots, choix des images » (26′, 2007)

Le dimanche 25 novembre 2007, deux adolescents de 15 et 16 ans à moto, trouvaient la mort dans un accident avec une voiture de police à Villiers-le-Bel. Les images des violences qui embrasèrent la ville de Villiers-le-Bel et les environs déferlèrent sur les écrans du monde…

Quatre jours auparavant, le mardi 21 novembre 2007, nous achevions le tournage d’une expérience menée avec une quarantaine d’adolescents du collège Martin-Luther-King de Villiers-le-Bel, établissement situé à quelques mètres où eut lieu l’accident.

Ce projet, initié par Martine De Koninck et Brahim Saaï au sein du Collectif, porté par l’engagement de Aurélie Martin, professeur de Français au collège Martin Luther King, avait pour objectif général de permettre à des adolescents entre 14 et 16 ans de s’exprimer sur leur sentiment d’appartenance, sur leurs identités, sur leur inscription dans le pays qui les a vu naître ou grandir, sur la vision de leur avenir dans ce pays, sur les évolutions qui leurs semblaient souhaitables à impulser.

Le montage de 26 minutes, est réalisé à partir des 6 heures de rushes, et est composés de la construction du questionnaire ainsi que du débat organisé et assumé par les adolescents, aillant travaillés en classe sur cette thématique d’octobre à novembre. Vingt six minutes qui fissurent quelque peu un mur d’images stéréotypées renvoyé par des médias qui trouvent dans la stigmatisation d’une partie de la jeunesse « la griserie » du franchissement d’une ligne dangereuse.

L’expérience faite avec ce montage vidéo reprend la question posée pendant la fabrication du spectacle Dessine-moi un Français ! en 2002 et fait suite aux évènements tragiques à Clichy-sous-Bois, de novembre 2005.

Avec leur autorisation, nous livrons au public un “donné à entendre” une alternative aux regards portés et aux discours tenus sur cette jeunesse, ce qu’elle ressent et qui, à n’en pas douter, dessinent la France dans toutes ses couleurs.

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